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23.01.2008

Pour de faux

Suite à la critique de chez Lattès, j’ai décidé de laisser mon roman de côté pour quelques mois. Seulement voilà : pendant que Monsieur glandouille sur mon disque dur, à reposer comme de la pâte à crêpes, je fais quoi moi ??

D’accord, je vais bientôt retourner au taf ; ce qui réglera en partie le problème. Mais j’ai quand même besoin d’un projet personnel en cours… je me suis donc tout naturellement demandé ce que je pourrais bien écrire d’autre.

Je ne sais pas comment procéder pour trouver un sujet. Il y a certainement plusieurs façons –je vous remercie par avance de me livrer vos trucs - mais un moyen simple et immédiat est de chercher dans sa propre vie une source d’inspiration. Cela semble plus facile d’arroser son texte d’un léger filet de nécessité intérieure si l’on a plus ou moins vécu ce qu’on raconte, ressenti les émotions qu’on cherche à transmettre. C’est peut-être un piège d’ailleurs, cette apparente facilité de partir de soi.

Mais laissons provisoirement de côté cette épineuse discussion ; je voudrais parler de Gala courant dans le parc, son Ipod sur les oreilles, à la recherche d’un sujet et réalisant avec horreur la regrettable absence de sérieux au cœur même des moments les plus tragiques de sa vie.

 

 

A vingt ans, Gala pèse quarante kilos pour un mètre soixante et onze. Elle est officiellement anorexique. Voilà un super sujet, quoique légèrement passé de mode ; mais on ne sait jamais, ça se tente, de pondre un bouquin de plus là-dessus. A vingt ans, quand on se promène dans la rue sur des bâtons qui n’ont plus ni graisse ni muscles, les gens vous regardent ; certains vous plaignent ; il y en a même qui vous parlent : « Vous avez l’air malade », m’a sorti un jour un inconnu croisé dans Paris.

Je n’avais pas l’impression d’être malade, moi ; juste très mince. OK, je ne me sentais pas épanouie, faut pas exagérer, mais je n’ai jamais vraiment réussi à croire que j’étais, pour de vrai, anorexique.

J’ai vu des tas de psychiatres, dont un grand ponte à l’hôpital universitaire qui me faisait toujours attendre une heure et me gardait un quart d’heure dans son cabinet ; à la fin de l’année il m’a dit avec un grand sérieux : « je peux vous faire hospitaliser ».

Là, j’avais une occasion, ça aurait pu devenir une vraie histoire : l’hôpital, le gavage sous perfusion, l’interdiction de visite des proches, la pesée tous les jours et le contrat stipulant qu’on ne sort pas tant qu’on n’a pas repris un certain nombre de kilos… ça aurait pu, mais j’ai dit : « Non, je ne veux pas. »

A la place, je suis partie au Canada faire mon stage de fin d’études, et je ne sais pas si c’était à cause de la température (moins vingt degrés en janvier) ou de l’isolement qui a réveillé un instinct de survie, mais j’ai pris dix kilos en six mois. De telle sorte qu’en revenant, même si je n’étais pas tout à fait rayonnante, je n’étais plus du tout anorexique. D’ailleurs le regard des gens avait complètement changé ; soudain, nul n’était besoin de s’occuper plus particulièrement de moi.

Quand je voulais me donner de l’importance, je disais : « il y a six mois… un an… deux ans, j’étais anorexique ». J’avais l’impression de bluffer.

 

 

A vingt-cinq ans, je suis allée à Amsterdam avec mon petit ami et j’ai acheté des trucs dans la rue, soi-disant de l’extasy. Je me rappelle le petit vendeur black, tout rachitique et minable –lui, il semblait malade pour de vrai. Nous sommes rentrés par le train, les petites pilules rondes emballées soigneusement dans du papier allu, lui-même glissé au fond d’une bouteille de shampoing opaque…

Un soir, à la maison, j’ai pris les deux pilules. Quand mon petit ami est venu me chercher pour aller au restaurant, j’ai dit, en colère : « on s’est fait avoir. Ça me fait rien ce truc. »

Au restaurant, j’ai senti que mon cœur battait plus fort, plus vite ; c’était un peu désagréable. Je n’ai pas pris de dessert.

 

 

Très frustrée par cette expérience, j’ai pensé qu’il fallait passer un cran au-dessus. Et si j’essayais une fois, pour voir, de sniffer de l’héro ? Ce serait forcément quelque chose, il était impossible que ça ne me fasse aucun effet. Je ne pourrais pas ne pas vivre une sensation forte. Mettant à contribution une connexion chelou, j’ai obtenu le numéro de portable d’un type qui pouvait faire quelque chose pour moi. Mais avant, il désirait me voir. Je ne comprenais pas bien pourquoi. Nous avions rendez-vous au Luxembourg.

Le type, c’était un camé pour de vrai. Ex-camé, m’a-t-il dit d’une voix mal assurée et trop aiguë. Il était petit et voûté, portait un jean qui moulait ses cuisses maigres. Ses cheveux clairsemés et longs lui pendaient dans le cou, un drôle de cou de fille, sans pomme d’Adam, son visage était ridé comme celui d’une petite vieille ; pourtant on voyait qu’il n’avait pas trente ans.

Nous nous sommes assis sur un banc, il a commencé à me poser des questions. Il parlait très lentement. Un peu comme un ivrogne. Mais son haleine ne sentait pas l’alcool.

« J’ai mis des années pour … euh… m’en sortir, tu vois ? Alors je voudrais être sûr que toi, tu… enfin je peux t’en avoir mais… »

Le discours était confus mais l’intention claire : il me faisait passer un entretien avant de décider si oui ou non, il allait m’en vendre.

« Bon… j’vais réfléchir », a-t-il conclu.

Il a proposé de me ramener chez moi en voiture. Dans une 4L pourrie et dépourvue de ceintures, nous avons fendu les rues du cinquième à une allure démente, grillant toutes les priorités et quelques feux rouges ; il conduisait tourné vers moi, continuant à me parler, nullement ému par le trottoir qui se rapprochait.

 

Quand on n’a pas de nouvelles suite à un entretien d’embauche, que dit le guide du demandeur d’emploi ? Laisser passer quelques jours puis appeler. Ce que j’ai fait. En vain. Injoignable. Je laissais des messages, il ne me rappelait pas.

J’ai dû contacter ma connexion chelou et lui demander de prendre contact pour moi en espérant qu’il aurait davantage de succès.

«  Il ne veut pas t’en vendre », m’a-t-on appris une semaine plus tard. « Il a peur que tu deviennes accro… il a des scrupules. »

Et voilà. Là encore, c’était pour de faux. Il n’allait rien m’arriver.

 

 

A trente ans, j’étais vaguement embringuée dans une relation de toute évidence sans avenir aucun –une de plus- avec mon boss de chez Liffe, faux écrivain et vrai alcoolique ; nous nous sommes retrouvés au pub un soir après le boulot. J’étais un peu déprimée, je me suis plainte de ma vie qui n’allait pas comme je voulais (je ne sais plus au juste quelle était la raison de mon mécontentement). Trouvant qu’Alan n’avait pas l’air de me prendre bien au sérieux j’en ai remis une couche.

Vient l’heure de la fermeture du pub ; Alan et moi nous séparons devant le métro et je prends les escaliers roulants pour descendre sur le quai. Arrivée en bas, je me retourne à demi et qui vois-je ? Alan qui me regarde d’un air préoccupé. Je m’apprête à lui faire signe quand je comprends soudain : il a peur que je me jette sur les rails, tellement j’ai fait ma désespérée. Il s’apprête à courir vers moi pour me sauver au moindre geste suspect. Alors moi, je continue dans mon rôle : je me rapproche du quai, prends un air mélancolique, les mains dans les poches, à demi-penchée vers la voie… évidemment, quand le métro arrive, je monte dedans et Alan se détourne pour quitter le quai. Et il ne se passe rien.

 

 

 

Un an plus tard, je me suis lancée dans une aventure qui aurait dû, selon toute probabilité, apporter une solution au moins provisoire à mon problème : un voyage au fin fond du Tibet, une ascension à plus de sept mille mètres... eh bien, je ne vais pas rentrer dans le détail parce que cette note s'allongerait démesurément, mais il suffit de dire que cette expérience m'a laissé la même impression de faux que tout le reste.

Je reste, obstinément, en-deça d'une certaine limite.

 

 

 

Voilà pourquoi je suis condamnée à écrire des histoires superficielles, bâtardes, à demi comiques : je vis pour de faux. Comment écrire pour de vrai ??

 

Commentaires

Il me semble que vous tenez déjà le personnage, l'essentiel donc. mettez en évidence ce qui n'apparait généralement qu'à posteriori. vous vous demandez quoi écrire alors que vous le savez très bien. La seule question vraiment indispensable, serait : où voulez-vous l'amener ? vers une fin heureuse, un état, un endroit, les trois à la fois ? Quelle est la signification profonde de cette histoire, qu'est ce que vous voulez dire aux gens, que la vie n'est qu'a demi-vécue, qu'on ne change pas, qu'on aspire à une réalité supérieure qu'on ne trouve jamais ? Très bien !
tout est entre vos mains désormais, Le seul conseil que je puisse vous donnez : Explorez la zone d'inconfort, c'est là qu'est votre livre.

Ecrit par : Mikael | 23.01.2008

J'ai hâte de voir les réponses à ta question! Pas possible de t'aider, moi je trouve le sujet au fur et à mesure que j'écris, et quand je suis pas sûr, je fais un poème à deux balles sur mon blog pour voir si l'idée survit lol (ce qui est rarement le cas).
Ce n'est pas une méthode très efficace, en un an j'ai eu plein d'idées et écrit à peine 30 pages. Hum! Mais par contre, je n'ai qu'un seul sujet, alors le jour où tous les éditeurs m'auront dit "non", je me demande bien ce que je ferai :) Enfin, à ce rythme, j'aurai fini dans une dizaine d'années, alors j'ai encore le temps...

Pour ta sensation d'inabouti, j'ai déjà ressenti ça aussi. Je m'étais dit que tout le monde "triche" et surestime ce qu'il raconte de lui, d'où cette sensation insupportable de ne jamais dépasser quoi que ce soit, à moins de se mentir à soi-même.

Ecrit par : Benoît | 23.01.2008

waoh!... je ne sais pas si tu vas trouver un nouveau sujet de roman prochainement, mais là, nous on découvre une nouvelle Gala! ... la limite à franchir, le "vrai", quelque chose d'inédit qui arrive, voilà de sacrées exigences! ... bon, et maintenant, c'est digéré tout ça, ou bien?

Ecrit par : Marco | 23.01.2008

Très intéressant. C'est un personnage comme je les aime, ELLE VEUT VIVRE, mais la vie est trop petite. Effectivement, je ne vois qu'une seule issue, le romanesque.

Ecrit par : Michel 37 | 23.01.2008

Je pense qu'il n'y a pas besoin de se détruire pour écrire qqchose d'intéressant, sinon tu n'es plus là pour en parler :-). Moi pas de pb de sujet. J'ai des tas d'idées de trucs que je voudrais écrire, le tête plus qu'encombrée. Le pb, c'est que je ne sais pas comment les écrire. Effectivement une nouvelle facette de ta personnalité, on comprend mieux pourquoi ton tuteur s'était inquiété pour toi, au début (ou je me trompe?)

Ecrit par : cassiopée | 24.01.2008

Attends. Laisse le temps. Décante. (je n'ai pas dit "déchante", hein). Dans notre putain de civilisation, tu as l'obligation d'être Radiguet, (c'est-à-dire jeune révélation de l'année) ou rien. C'est de la connerie. Tu ne peux pas prendre et rendre en même temps. Tu as tout pour écrire, sauf ça : la distance entre toi et ce que tu vis. La "valeur" de ce que tu vis ? tu parles si on s'en fout. Pense à Proust : une enfance à la campagne (et laquelle ! Faut avoir vu Combray pour comprendre...) chez grand'mère, une petite bande de snobinards du Faubourg Saint Germain pour uniques potes, un voyage à Venise, trois étés à Cabourg... Si la vie est un gâteau, la part réservée à Marcel était bien mince, non ? Carrément étriqué, comme univers. Et regarde ce qu'il en a fait.


Laisse donc ta vie suivre son cours, et assieds-toi au bord, et prend des notes. Quand ça viendra, tu auras tout ce limon là à ta disposition. A toi de faire, après. Soit tu nous gâches ça en forme de gros pâté boueux, soit tu nous le sculptes genre Moïse. Mais que tu montes à 8000 mètres ou que tu t'écrases sur le divan d'une huître, l'important, ce n'est pas ce que te font les autres. C'est ce que tu en fais toi.

n'est-ce pas ?

Si ta vie n'est pas palpitante, palpite, toi. Boum. Boum. Boum.

enfin, c'est l'idée générale :>))

Clopine

Ecrit par : Clopine Trouillefou | 24.01.2008

Tu écris comme une reine.
ACCEPTE la fiction. Sors de l'autobiographie. Et là, tu vas écrire pour de vrai.
Je te le jure.

Ecrit par : Pibole | 24.01.2008

Merci pour tous ces commentaires; je dois avouer que, dans le fond de mon âme tourmentée, je craignais un peu que cette note "sérieuse" déplorant l'absence de sérieux de la vie ne fasse fuir mes lecteurs... très bonne surprise donc d'avoir toutes ces réactions!

@ Marco, je ne suis pas sûre que ce soit bien digéré mais je prends peut-être lentement le chemin d'une certaine acceptation (vivre à moitié est peut-être accepter l'état adulte...)

@ Mikael, merci, c'est en effet ce que je commence à comprendre (qu'il faut "explorer la zone d'inconfort", même si c'est très désagréable...)

@ Benoit : heureuse de voir que ce sentiment d'imposture est partagé. On ne parle pas tellement de ce genre de choses avec ses amis en général. C'est peut être l'une des fonctions d'Internet que de pouvoir échanger sur ces sujets là...

@ Cassiopée : tu as de la chance d'avoir toutes ces idées. Remarque, moi aussi j'ai plein d'idées de départ; mais quand je réfléchis à comment les faire tenir sur 150 pages, je sens que je n'aurai pas le souffle car ces idées ne sont pas suffisamment fortes. J'ai déjà fait trois plans détaillés de romans, et je ne parviens pas à les écrire. Je n'ai pas assez de motivation, je suis tellement sûre de ne pas réussir à finir que je n'ai pas envie de les commencer... il me faut trouver un sujet qui me prenne aux tripes, quelque chose que j'ai vraiment envie de dire.

@Michel : oui, peut-être est-ce une issue, vivre des vies grâce à ce qu'on écrit... encore qu'il demeure difficile de vraiment sortir de soi. Quelle que soit l'histoire qu'on invente, il me semble qu'on reste prisonnier de sa vision de la vie... mais je me trompe sans doute, je manque d'expérience dans l'écriture.

@Clopine : oui, et d'ailleurs le pauvre Proust il s'est pris des tas de refus dans la tronche, alors je pourrais voir ça comme un encouragement!! La distance entre moi et ce que je vis... je l'ai cette distance je crois, pas concernant ce que je vis dans l'immédiat bien sûr, mais ce que j'ai vécu avant, disons quelques années en arrière. Cependant, cela ne suffit pas à faire un sujet de roman. Il faut une construction, sortir de l'autobiographie comme dit Pibole et c'est cela qui est difficile.

@Pibole : Merci et... en effet, je sens bien que c'est la chose à faire, mais il y a là un obstacle à franchir. Honnêtement, je ne sais pas pourquoi c'est si dur. Mais c'est un sujet de réflexion très intéressant. Et ça va m'occuper pendant ma semaine de vacances au ski!

Ecrit par : galadrielle | 24.01.2008

En fait je me trompe peut être, j'ai l'impression d'avoir plein d'idées, mais je n'ai jamais fait de plan écrit pour aucune. Effectivement, peut-être que ça ne tiendrait pas la route (mais je me dis, j'en commencerai un qd celui-ci sera fini, par moments, ça me motive ...)

Ecrit par : cassiopée | 24.01.2008

@Mikaël : vous avez tout à fait raison, je sais ce que je voudrais dire. Encore faut-il le montrer intelligemment sans l'exprimer trop directement ; trouver une trame, plusieurs personnages qui interagissent de façon à appuyer la "thèse" sous-jacente et, surtout, une fin qui ne soit pas archi-convenue. Tout a déjà été écrit. Peut-il encore y avoir une façon originale de dire la même chose?

Ecrit par : galadrielle | 24.01.2008

Oui, bien sûr ! la vôtre !

Ne cherchez pas à être original. c'est le meilleur moyen d'être banal ou vite démodé. l'originalité vient sans qu'on s'en rende compte.

Ecrit par : Mikael | 25.01.2008

"Tout a déjà été écrit". Ah! mais quelle féroce pessimiste! Tout a déjà été écrit, oui, mais tout ce qui a été écrit ne touche pas les mêmes personnes. On a déjà parlé de l'amour de 100 000 façons différentes, c'est déjà beaucoup, et pourtant beaucoup de lecteurs ne seront sensibles qu'à la 100 001° version. Si la 100 001° version n'existe pas, ces lecteurs là ne sauront jamais ce qu'est l'amour (bon, j'exagère un peu, là:). Allez Gala! comme dit Mickael, oublie les 100 000 versions existantes et écris ta 100 001°, hop! comme ça.

Ecrit par : Marco | 25.01.2008

(merde, voilà que je fais le coach alors que je hais les coachs... oublie mon commentaire précédent:)

Ecrit par : Marco | 27.01.2008

Pathétique et follement drôle cette obsession du border line chez cette petite Gala. Le personnage est trés accrocheur!

Ecrit par : auteure | 01.02.2008

Brise, où soufllez-vous ? Que faites-vous? Je viens tous les jours ici, mais vous, non...

Clopine

Ecrit par : Clopine Trouillefou | 03.02.2008

C'est que... j'étais une semaine au ski! Voilà le mystère :-))
A part ça... cette semaine de coupure m'ayant, je ne dirais pas permis de réfléchir, car je n'ai réfléchi à rien du tout, mais de prendre de la distance plutôt, je ne sais pas ce que je vais faire de ce blog. Il est possible que je n'écrive pas pendant quelques jours... que je réfléchisse à un "vrai" (!) projet de roman par exemple. Et nous savons tous, je crois, que ce genre de réflexion se marie assez mal avec les incursions trop fréquentes sur Internet...
A bientôt!
Gala

Ecrit par : galadrielle | 04.02.2008

Vous savez, les "histoires superficielles, bâtardes, à demi comiques"... Votre héroïne française, et ses soirées londoniennes, me renvoient à une Anita Brookner, et cette atmosphère particulière qui se dégage des jeunes femmes mises en scène, qui s'oublient un peu, qui ne sont pas vraiment persuadées de vivre. Votre héroïne est toujours plus vivante, mais la mise en scène de ses mésaventures amoureuses pourrait figurer dans certains livres de la romancière anglaise. Ce qui est, soyez-en persuadée, un compliment admiratif dans ma bouche.

Clopine

Ecrit par : Clopine Trouillefou | 05.02.2008

Bonjour Clopine,
Mais je le prends comme un compliment, car je suis fanatique d'Anita Brookner (en particuler "Regardez moi", que j'ai dû lire cinq fois, ou encore "la vie quelque part".)
Sorry je fréquente peu les blogs (et encore moins le mien) ces jours-ci. Période de remise en question, de latence... et de travaux au marteau piqueur dans mon immeuble, ce qui me conduit à multiplier les occasions de sortir!!

Ecrit par : galadrielle | 06.02.2008

Coucou !
Je sais que tu es retraite, mais ce n'est pas ma faute, c'est vrai ! ;-)
Tu en sauras plus chez moi: http://chezjoann.blogspirit.com/archive/2008/02/08/taguee.html

Ecrit par : Jo Ann v. | 08.02.2008

ouhou! On boude?

Ecrit par : Pibole | 14.02.2008

Bonjour Pibole! Non je ne boude pas à proprement parler, mais je suis absorbée par d'assez triviales préoccupations (recherche immobilière et recherche de nouveau poste dans mon boulot) qui m'empêchent de trouver, je ne dirais pas le temps, mais la disponibilité d'esprit nécessaire pour bloguer à mon aise. C'est la Real Life qui reprend le dessus...!

Ecrit par : galadrielle | 15.02.2008

... bah oui, c'est ça, le problème de la Life en général: la Real Life... s'il n'y avait que la Fiction Life, ça serait plus cool :)
Bonnes recherches, donc!

Ecrit par : Marco | 16.02.2008

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